Pelikan

À l’origine : peintures et encres (1838)

Carl Hornemann crée la première usine de la marque en 1838 à Hanovre, en Allemagne. Au départ, la production est composée de peintures et d’encres.

Frise chronologique Pelikan — les origines au XIXe siècle
Les origines de Pelikan au XIXe siècle.

Günther Wagner et la marque au pélican

Günther Wagner, ingénieur chimiste et personnage clé du développement de la marque, prend le contrôle de l’entreprise en 1871. La marque est enregistrée le 27 novembre 1878, avec à l’origine un logo représentant un pélican dans son nid, entouré de trois poussins.

Affiche ancienne Pelikan-Tinte, Günther Wagner, Hannover-Wien
Affiche ancienne « Pelikan-Tinte » — Günther Wagner, Hannover · Wien.

L’essor international sous Fritz Beindorff

Dès les années 1890, l’entreprise connaît une croissance rapide, portée en grande partie par Fritz Beindorff, qui lui ouvre les portes de l’international — en Europe centrale dans un premier temps. En 1895, il prend la direction de l’entreprise, après avoir épousé l’une des filles de Günther Wagner.

Outre la production de stylos, il développe d’autres branches d’activité connexes : l’estampage, la copie, l’effacement, la colle à papier, et se lance également dans la production d’encre de Chine, qui deviendra célèbre par la suite.

Les premiers stylos-plume (années 1920)

Dans les années 1920, l’entreprise démarre la production de ses premiers stylos-plume. Ceux-ci sont d’abord à piston manuel, aspirant peu d’encre et peu pratiques. Par la suite, Theodor Kovács invente un nouveau système de piston à engrenage différentiel et chambres de compensation, bien plus performant.

Les premiers modèles célèbres sont la série des 100 N et 101 N — des modèles assez courts, à pompe — produits principalement en noir, brun, rouge, ainsi qu’en écaille de tortue ou lézard.

La gamme Souverän (années 1960)

Dans les années 1960, l’entreprise crée la gamme Souverän. À l’origine, une partie du corps est en résine striée, en référence au chancelier Stresemann, qui portait très souvent des costumes rayés ; ce motif si particulier restera par la suite la signature de la marque.

D’un design élégant, la gamme Souverän est déclinée en différentes tailles (M200, M300, M400, M600, M800 et M1000) ; à l’époque, elle était destinée à concurrencer les Montblanc Meisterstück. Vert strié et noir au départ, elle a ensuite été proposée, pour certaines versions, en bleu et en rouge.

Séries spéciales et éditions prestigieuses

La marque a ensuite décliné sa gamme en séries spéciales, le plus souvent sur la base des M600 ou M800 : Wall Street, Shanghai, Demonstrator, Blue Ocean, Golden Dynasty, Toledo, Hunting ou encore White Ray.

La firme se lance aussi bien dans la production de modèles « entrée de gamme » destinés aux écoliers — le Pelikano — que dans des versions prestigieuses, comme celle en hommage aux Sept Merveilles du monde. Cette édition limitée comprend sept modèles : la pyramide de Khéops à Gizeh, le mausolée d’Halicarnasse, le colosse de Rhodes, les jardins suspendus de Babylone, la statue de Zeus à Olympie, le temple d’Artémis à Éphèse et le phare d’Alexandrie.

Affiche ancienne Cintas Pelikan pour machines à écrire
Affiche ancienne « Cintas Pelikan » — Günther Wagner, Hannover · Wien (1838).