Parker

À l’origine

Les premiers exemples de stylos à plume datent du début du XVIIIe siècle. À l’époque, il y avait juste un embout et une plume à tremper dans de l’encre. Les premiers modèles étaient équipés d’une plume d’oie, puis on a connu l’apparition de la plume en métal. Les premiers brevets ont été délivrés au début du XVIIIe siècle, principalement en Amérique du Nord et en Angleterre. L’un des premiers stylos-plume à remplissage automatique a été inventé en 1813 par John Jacob Parker.

Les pionniers et la quête de fiabilité

Peu à peu, les modèles se sont améliorés jusqu’à des versions plus abouties, grâce notamment à la contribution de Lewis Waterman, qui a inventé en 1884 le mécanisme d’alimentation à trois rainures et la présence d’un trou d’air dans la plume. Néanmoins, au cours des premières années de production, les modèles présentaient des fuites, ce qui rendait leur commercialisation difficile. Les deux principaux fabricants et concurrents de l’époque — George Safford Parker, fondateur de la Parker Pen Company, et Lewis Waterman, fondateur de la firme Waterman — faisaient tout pour produire une version fiable de leur stylo.

L’invention du « Lucky Curve » (1894)

En 1894, George Safford Parker invente le système d’alimentation en encre Lucky Curve. Ce système permet de drainer l’encre dans le réservoir à l’intérieur du stylo lorsqu’il est en position verticale, par un phénomène de capillarité.

L’évolution des systèmes de remplissage

Dans un premier temps, les stylos-plume étaient remplis d’encre à l’aide d’une pipette, directement dans le corps du stylo — le système dit « goutte-à-goutte ». Ensuite, les modèles ont été équipés d’un bouton poussoir situé à l’extrémité du stylo ; couplé à une membrane intérieure, ce système permettait de stocker un peu d’encre à l’aide d’une bouteille d’encre. Sont ensuite apparus les modèles à levier latéral, avec poche de caoutchouc intérieure, permettant de conserver davantage d’encre et d’augmenter ainsi l’autonomie du stylo.

Les grands modèles Parker

Au cours des années 1940, Parker crée la gamme Duofold, qui marquera la production pendant de nombreuses années. À partir du début des années 1950, la firme lance les modèles à pompe, dont le plus célèbre est le Parker 51, produit à plus de 30 millions d’exemplaires. Certaines versions ont été particulièrement abouties, comme les finitions en or massif 18 carats, souvent produites en partenariat avec des joailliers ou artisans tels Cartier, Hermès, Dunhill ou encore Boucheron. Le Parker 51 a été produit avec deux systèmes de remplissage : Aérometric et Vacumatic.

L’ère des cartouches et les rééditions

Au cours des années 1970 apparaissent les premiers modèles à cartouches, beaucoup plus pratiques à l’utilisation. La création est alors particulièrement riche, avec la célèbre série des Duofold — rééditions des modèles des années 1940 — déclinée dans de vastes finitions : résine, métal, or massif, mosaïque, damier, mandarin, etc. Par ailleurs, Parker lance des modèles d’exception, comme la version très futuriste en titane, dénommée Parker T1.